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2010-07 / NUMÉRO 49   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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Au fil des jours...
 
EN UNE
On croyait tout savoir sur Gibran Khalil Gibran. Mais le personnage est si complexe et ses archives si dispersées qu’on tombe sans cesse sur des éléments nouveaux susceptibles de mieux éclairer son parcours et son œuvre. Le Comité national Gibran confirme ce constat puisqu’il vient de publier Tourne la page mon garçon, un recueil de textes et de dessins inédits par l’auteur du Prophète. ... >> lire la suite
 
Le livre de chevet de...
Fouad el-Saad
Questionnaire de Proust à...
Frédéric Lenoir
Poème d’ici
Juillet 2010
Regards croisés
Saïd Akl par Jean Khalifé par F.S.
 
 
Édito par Alexandre Najjar
Hommages
L
a francophonie donne parfois l’impression d’une vieille dame malade qui attend patiemment que la mort vienne l’emporter. Fort heureusement, il existe encore des personnes dynamiques pour dissiper cette idée reçue et nous redonner confiance dans l’avenir de cette francophonie. Parmi celles-ci, trois hommes d’exception qui, depuis leur arrivée au Liban, se sont battus contre vents et marées, malgré les crises et les coupes budgétaires, afin que la langue française continue de rayonner au pays du Cèdre : l'ambassadeur de Suisse au Liban, François Barras, le directeur de la Mission culturelle française au Liban, Denis Gaillard, et le directeur du bureau Moyen-Orient de l'AUF, Olivier Garro. Ces trois amis du Liban qui, leur mission terminée, sont sur le point de nous quitter, méritent toute notre gratitude. Leur parcours, jalonné d’initiatives louables et de projets ambitieux dans tous les domaines, doit servir d’exemple à leurs successeurs et, surtout, à nombre de nos fonctionnaires et diplomates, incompétents ou rongés par la sclérose. Dans mon avant-propos à L’Enfant terrible, j’ai placé en exergue cette réflexion de Paul Valéry :  « Un grand homme est une relation particulièrement exacte entre des idées et une exécution. » Si nos trois militants méritent notre reconnaissance, c’est précisément parce qu’ils ont su, à leur manière, élaborer des idées audacieuses et les mettre à exécution avec conviction et ténacité. Il nous appartiendra donc de récolter ce qu’ils ont semé, et de semer davantage encore. Parce que la culture n’est pas une sinécure, mais un combat permanent.
2010-07 / NUMÉRO 49