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n 2001, la France comme le Liban – a reconnu le génocide arménien. Le texte de loi récemment approuvé au palais Bourbon va encore plus loin puisqu’il vise à « réprimer la contestation ou la minimisation grossière » de tout génocide, dont celui perpétré contre les Arméniens. Certes, reconnaître un génocide ou punir le négationnisme, c’est bien ; mais empêcher un génocide, c’est mieux. Ce qui se passe en Syrie où près de 7 000 personnes ont été assassinées par les « chabbiha » et où 70 000 personnes sont parquées dans de véritables camps de concentration correspond tout à fait à la définition du « génocide », à savoir « un acte commis dans l’intention de détruire, en tout ou partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux » ou « l’extermination d’un groupe important de personnes en peu de temps ». Or, la communauté internationale assiste sans broncher à cet odieux spectacle, se rendant ainsi coupable de non-assistance à peuple en danger… Où est le droit d’ingérence ? Où est la fameuse « responsabilité de protéger » (« R2P »), consacrée en 2005 par l’Assemblée générale des Nations unies ? Où est le Conseil de sécurité, paralysé par deux puissances qui, ironie du sort, ne respectent pas elles-mêmes les droits de l’homme ? Où est l’OTAN qui accepte en Syrie ce qu’elle a refusé en Libye ? Où est la Cour pénale internationale dont le procureur, jadis si loquace, est devenu subitement aphone ? Face au génocide syrien, le silence est un crime !Pendant ce temps, le plus sérieusement du monde, l’Union des écrivains de la Russie attribue son prix spécial réservé aux personnalités les plus importantes à … Bachar el-Assad en hommage à « sa résistance face à l’hégémonie mondiale »… Pouchkine réveille-toi, ils sont devenus fous !