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n reste pantois devant l'incrédulité feinte de ceux qui s’obstinent à travestir la réalité, à nier l’indéniable et à adopter la politique de l’autruche. La propagande primaire du régime de Bachar, les déclarations zélées de certains dirigeants libanais prosyriens sont si tendancieuses qu’elles frisent le ridicule. Les enfants mutilés par les chabbiha à Deraa ? Victimes d’une meute de loups errants ! Les 9 000 morts en Syrie ? Des terroristes à la solde du Qatar ! Les 70 000 prisonniers torturés et parqués dans des camps de concentration ? Un « détail » de la « prétendue » révolution ! L’attentat manqué contre  Samir Geagea ? Une « mise en scène » savamment orchestrée par les FL pour créer « un choc positif » à l’approche des élections ! Le meurtre du vaillant journaliste de la New TV ? Un dommage collatéral commis par des fantômes ! Chez ces gens-là , la mauvaise foi est une hygiène de vie ; la désinformation, une conduite permanente ; le mensonge, un credo.Â
Longtemps, Staline chercha à faire croire au monde que le massacre de milliers de Polonais à Katyn avait été commis par Hitler. Il maquilla les faits, falsifia les preuves, cacha les archives. Et lors du fameux procès de Nuremberg, il tenta vainement de faire endosser aux nazis la responsabilité de cette boucherie ! Cinquante ans après, Gorbatchev finit par reconnaître, documents à l’appui, que le régime soviétique avait bel et bien perpétré ce massacre... Rien ne disparaît. Aujourd’hui soutenus par les successeurs de Staline, ces gens-là croient duper l’opinion publique, mais, en définitive, se fourrent le doigt dans l’œil et se dupent eux-mêmes. Ils ont contre eux la vérité, la justice, l’intelligence, la conscience et l’histoire.Â