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2019-12 / NUMÉRO 162   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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Mireille Maalouf
2016-06-02
Au dernier Festival Al-Bustan, j’ai déclamé des tirades de Shakespeare avec Rifaat Tarabay, dans une mise en scène de Jalal Khoury. Ce spectacle, que nous reprendrons bientôt au Liban, m’a permis de me replonger dans l’œuvre de ce grand dramaturge qui n’en finit pas de me surprendre. Chaque fois que je le joue, je tombe en admiration devant son génie : quatre cents ans après sa mort, ses œuvres demeurent très actuelles. La scène du balcon, dans Roméo et Juliette, est, par exemple, un morceau de toute beauté. Pendant un mois, j’ai vécu dans cette atmosphère, répétant des monologues ou des répliques subtiles, intelligentes, qui fusent du tac au tac, et qui en disent long sur la condition humaine. Je me suis également plongée dans l’univers de Marguerite Duras : j’ai lu tous ses livres, vu ses films, pour les besoins d’une pièce mise en scène par Irina Brook, d’après La Vie matérielle de Marguerite Duras, qui a récemment voyagé dans plusieurs villes de France…
Quand je me pose des questions sur la vie, j’aime relire Lettre à un jeune poète de Rainer Maria Rilke : avec des phrases toutes simples, l’auteur met les pendules à l’heure. J’aime aussi les écrivains russes, notamment Dostoïevski dont j’apprécie Les Frères Karamazov et Les Possédés. Ma fascination pour les écrivains russes est si grande que je me demande si, dans une autre existence, je n’étais pas leur compatriote !
 
 
© © Heloise Faure
 
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