FEUILLETER UN AUTRE NUMÉRO
Mois
Année

2014-04 / NUMÉRO 94   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
CHERCHER SUR LE SITE
 
ILS / ELLES
 
LIVRES
 
IMAGES
 
Au fil des jours...
 
Questionnaire de Proust à...
Leonora Miano
2012-09-06

Née au Cameroun en 1973, Leonora Miano vit à Paris. Elle est l’auteure de six romans parmi lesquels Les aubes écarlates (2009) et Ces âmes chagrines (2011) et d’un texte théâtral Écrits pour la parole (L’arche, 2012).

 

l Quel est votre principal trait de caractère ?

Ça dépend des moments… la mélancolie. 

 

l Votre qualité préférée chez un homme ?

La même que chez une femme : la générosité.

 

l Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis ?

La générosité et la fidélité.

 

l Votre principal défaut ?

Je suis trop sauvage.

 

l Votre occupation préférée ?

Écrire ou chanter.

 

l Votre rêve de bonheur ?

Je ne suis pas quelqu’un qui rêve du bonheur. Je veux d’abord être libre. 

 

l Quel serait votre plus grand malheur ? 

N’être aimée de personne.

 

l Ce que vous voudriez être ?

Être une grande bassiste. La musique est un art que je place au-dessus de tout. 

 

l Le pays où vous désireriez vivre ?

En ce moment c’est la France, mais ça a pu être le Brésil. Je peux vivre n’importe où : je ne suis pas attachée aux espaces mais aux gens. 

 

l Vos auteurs favoris en prose ?

James Baldwin, William Faulkner, Ntozake Shange, Toni Morisson, Kossi Efoui (selon moi un des plus grands auteurs africains), Edward P. Jones, Jamaica Kincaid, Zora Neale Hurston. 

 

l Vos compositeurs préférés ? 

La musique de Duke Ellington : c’est celle de mon enfance. Monk Thelonius, Coltrane, Eko Roosevelt (un artiste camerounais des années 1970). 

 

l Vos héros dans la vie réelle ? 

Ça n’existe pas. 

 

l Ce que vous détestez par-dessus tout ?

L’enfermement.

 

l Les personnages historiques que vous détestez le plus ?

Les personnages historiques sont morts ; je ne vais pas perdre de l’énergie à les détester. 

 

l Le fait militaire que vous admirez le plus ? 

Aucun, je suis antimilitariste. 

 

l L’avancée historique que vous estimez le plus ?

Elle ne s’est pas encore produite : tant que la France ne reconnaîtra pas les crimes commis par l’État au Cameroun dans les années 1960 et 1970. 

 

l L’état présent de votre esprit ? 

Une certaine incapacité à me concentrer. 

 

l Comment aimeriez-vous mourir ?

Vite.

 

l Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?

Être une virtuose de la musique, mais est-ce un don de la nature ? Il y a des gens auprès desquels on se sent bien. J’aimerais être comme cela. 

 

l Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence ? 

Je n’ai pas d’indulgence pour ce que je considère comme une faute : à savoir le fait de faire souffrir autrui. 

 

l Votre devise ?

Je n’en ai pas ou disons plutôt que cela est trop intime pour que je puisse la livrer.  

 
 
© © Laurent Zabulon
 
2014-04 / NUMÉRO 94