FEUILLETER UN AUTRE NUMÉRO
Mois
Année

2016-07 / NUMÉRO 121   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
CHERCHER SUR LE SITE
 
ILS / ELLES
 
LIVRES
 
IMAGES
 
Au fil des jours...
 
La photo du mois
« Where I end and you begin » de Nadim Asfar
2016-07-09
 
 
Depuis longtemps Nadim Asfar arpente du Nord au Sud les montagnes libanaises. Ses premiers clichés de la réserve des Cèdres du Barouk dans le Chouf remontent à une vingtaine d'années. Si ses séries bien connues d'images, prises en hauteur, de passants et de véhicules dans le cadre fixe de son appareil, racontent les mouvements enzymatiques et anonymes de l'urbanité, les amateurs de photographie se souviennent aussi de sa série étonnante sur les arbres et les végétaux. Nadim Asfar aime profondément la nature hors des humains et continue de porter son regard dans l'intimité d'un monde oublié. Oublié, parce qu'on ne sait plus regarder. Oublié, parce qu'on ne prend plus le temps de regarder. Oublié, parce qu'il faut savoir parfois s'arrêter, marcher un peu, hors des chemins, trouver un autre angle de vue, attendre avec patience que l'axe du soleil bouge, que la lumière change et que, enfin, le chant du paysage s'élève devant nous comme celui d'une chorale où s'accordent les éléments à l'unisson. Il faut donc aller voir sa dernière exposition à la galerie Tanit. Il n'y est question que de paysages et de montagnes, sèches, rugeuses, éblouissantes de beauté, dans les altitudes d'un Liban qui, par l'art du photographe, semble être un pays d'avant les hommes, ou du moins d'avant les promoteurs immobiliers, d'avant les carrières et les décharges, et d'avant la frénésie de l'ubiquité voiturière. Alexandre Medawar Exposition à la galerie Tanit, Mar Mikhael, Beyrouth, jusqu'au 5 août 2016. / © Nadim Asfar / Galerie Tanit
 
2016-07 / NUMÉRO 121