FEUILLETER UN AUTRE NUMÉRO
Mois
Année

2020-04 / NUMÉRO 166   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
CHERCHER SUR LE SITE
 
ILS / ELLES
 
LIVRES
 
IMAGES
 
Au fil des jours...
 
Le livre de chevet de...
2007-07-05
Lors d’un voyage en Chine, J’ai découvert un texte de Lao Tseu : le TAO TE KING.

Je pensais qu’il s’agissait d’un simple texte sur les lois de la guerre et de la paix, mais j’ai été vite saisi par son côté très déstabilisant. J’ai alors décidé de l’appréhender avec un crayon, en soulignant certains détails tout en me laissant imprégner du contenu.

Ainsi, j’ai compris que ce texte est un outil d’accompagnement qui ne se lit pas en une seule fois. J’ai fini par l’adopter comme une initiation à l’expérimentation par l’esprit : le « tao » est une source, qu’on ne peut toucher que de l’intérieur de soi. Aucune discipline ou méthode n’est imposée, J’aime ce côté déroutant, ce bel exercice qui invite à se libérer de tous les préjugés qui polluent la pensée.

Je prends un plaisir immense à redevenir un simple point d’interrogation dénudé de tout jugement. L’essentiel pour moi n’est pas de savoir les choses, mais de les vivre, avec ouverture et tolérance, puisque tout découle de la même source. Établir l’équilibre entre les deux principes universels opposés est une tâche qui demande de la maîtrise. Jongler avec le « non-agir » et l’action est un art qui s’apprend. Je pense qu’il faut un long chemin de vie pour pouvoir assimiler ce texte. À chaque lecture, j’y découvre de nouveaux outils. Vouloir l'analyser lui enlèverait l’essence même de sa force. Je le garde à mon chevet, et m’en imprègne encore.
 
 
©
 
2020-04 / NUMÉRO 166