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2020-04 / NUMÉRO 166   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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2010-04-01
Si je suis obligée d’en choisir juste un seul, ce serait le Petit prince de Saint-Exupéry. C’était le dernier cadeau de mon grand-père pour mes dix ans.
Il ponctuait cette année-là le début des grandes vacances et je découvrais émerveillée ce drôle de petit bonhomme venu d’ailleurs qui faisait connaissance à sa façon avec le monde.
Ma première lecture fut rapide et peut-être un peu distraite. Mais je retenais le mot « apprivoiser » qui me paraissait être une promesse de bonheur, une sorte de mode d’emploi de la vie qui donnait des couleurs et un sens à toute chose.
D’emblée, c’était le renard que j’aimais le plus.
La rose délicate me semblait capricieuse, mais sa délicatesse toute féminine, et j’appris à mieux regarder les couchers de soleil.
Ce premier exemplaire a accompagné toute mon adolescence, dans les différentes escales imposées par la guerre au Liban ; sorte de bouclier contre la folie des grands. J’y retournais souvent également durant les nuits de garde lors de mes études de médecine… Comme un ami qu’on retrouve  alors que beaucoup se sont éparpillés aux quatre coins du monde.
Grâce à lui, j’ai pris le temps de « trouver des sources dans les déserts les plus arides » ; de regarder les étoiles différemment… J’y retourne lors des tristesses inéluctables de la vie, pour me dire que sur d’autres planètes, tout est peut-être possible.
Aujourd’hui je l’offre à tous les enfants que j’aime pour leur dire encore et toujours  qu’il faut prendre le temps de s’occuper d’un ami pour qu’il devienne unique, le temps de s’habiller le cœur, d’aimer et comprendre enfin que l’essentiel ne s’achète pas car il « est invisible pour les yeux et qu’on ne voit vraiment bien qu’avec le cœur ».
 
 
© D.R.
 
2020-04 / NUMÉRO 166