FEUILLETER UN AUTRE NUMÉRO
Mois
Année

2020-04 / NUMÉRO 166   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
CHERCHER SUR LE SITE
 
ILS / ELLES
 
LIVRES
 
IMAGES
 
Au fil des jours...
 
General
Les valeurs sûres de la rentrée
Pour la rentrée littéraire de l'automne 2012, on annonce 646 romans, dont 426 romans français et 69 premiers romans, chiffres les plus faibles depuis dix ans. Prudents, les éditeurs ont préféré limiter les risques et se rabattre sur les valeurs sûres. En avant-première, L'Orient littéraire vous présente les titres les plus attendus !

2012 - 08
Pour seul cortège
de Laurent Gaudé, Actes Sud
Lors d’un banquet à Babylone, Alexandre le Grand soudain s’effondre. Ses généraux sont consternés de le voir s’écrouler et redoutent la fin. Qui succédera au roi ? Qui perpétuera l’insatiable esprit de conquête qui l’a animé ? Qui saura apaiser son âme ? Dans cette œuvre qui mêle à la fois le tragique au rêve et au fantastique, Laurent Gaudé, Goncourt 2004, renoue avec le souffle épique en s’emparant d’une figure qui l’intrigue, l’habite et le fascine depuis toujours pour prolonger son aventure. À paraître le 22 août chez Actes Sud. 
 
 
Parfums
de Philippe Claudel, Stock
Deux ans après L’Enquête, Philippe Claudel revient avec Parfums, une œuvre autobiographique en 63 textes où il raconte sa vie, ses origines, son enfance, son adolescence, sa famille en se basant notamment sur ses souvenirs olfactifs. L’après-rasage du père, la crème solaire de la mère, les cheveux soyeux des premières amoureuses, la cannelle des gâteaux et du vin chaud, le charbon qui réchauffe, l’encre de l’écolier… autant de parfums qui font resurgir un monde oublié. Sortie prévue le 12 septembre chez Stock.
 
 
Barbe bleue
d'Amélie Nothomb, Albin Michel
Dans son vingtième roman intitulé Barbe bleue, Amélie Nothomb revisite son conte préféré, celui du classique Charles Perrault, inspiré de la vie d’Henri VIII d’Angleterre. Barbe bleue de Nothomb est un noble espagnol dont les victimes portent toutes un prénom qui se termine par « ine » et qui disparaissent l’une après l’autre. Jusqu’à ce que vienne la très charmante Saturine… Sortie prévue le 22 août chez Albin-Michel. 
 
 
Le Bonheur conjugal
de Tahar Ben Jelloun, Gallimard
Casablanca, début des années 2000. Immobilisé dans un fauteuil roulant suite à une attaque cérébrale et convaincu que la cause de tous ses malheurs est son mariage, un peintre célèbre recourt à l’écriture pour traverser les difficultés liées à sa relation avec son épouse. Mais une fois le manuscrit tombe entre les mains de sa femme, celle-ci entreprend de livrer à son tour sa propre version des faits. En librairie à partir du 2 septembre. 
 
 
Anima 
de Wajdi Mouawad, Actes Sud
Tétanisé par le viol et le meurtre de sa femme, Wahhch Debch se lance sur les traces de l’assassin, un Indien mohawk qui profane les plaies ouvertes dans le ventre de ses victimes. Il s’embarque ainsi à travers l’Amérique dans une irrémissible chasse à l’homme en suivant l’odeur sacrée, millénaire et animale du sang versé, dans une furieuse odyssée dont les témoins – et à la fois narrateurs – sont des animaux domestiques ou sauvages. Wajdi Mouawad nous livre dans Anima une fascinante geste initiatique, polyphonique et animiste. À paraître le 22 août.
 
 
Les Lisières
d’Olivier Adam, Flammarion
Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux et ses enfants qui lui manquent, Paul Steiner, scénariste et écrivain à succès, se trouve obligé de retourner dans la banlieue étriquée de son enfance pour s’occuper de son père, le temps de l’hospitalisation de sa mère. Décalé et se sentant à la lisière de sa vie, Steiner doit se confronter pendant quelques semaines à son passé, au monde qui l’a fondé et qu’il a fui. C’est en même temps le destin d’un homme et le portrait d’une certaine France à la périphérie d’elle-même que nous livre Olivier Adam dans ce roman. À paraître le 22 août.
 
 
14 
de Jean Echenoz, Minuit
Deux ans après Des éclairs, Jean Echenoz, prix Goncourt 1999, revient en librairie avec un quatorzième roman intitulé 14, publié aux éditions de Minuit et dont la sortie est prévue le 4 octobre. Le livre raconte l’histoire de cinq hommes partis à la guerre et d’une femme qui attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir, quand et dans quel état. 
 
 
Les Désarçonnés
de Pascal Quignard, Grasset
Les Désarçonnés de Pascal Quignard, dont la sortie est prévue le 16 septembre chez Grasset, est le septième tome de la saga Dernier Royaume dont le premier volet, Les Ombres errantes, a reçu le prix Goncourt en 2002. Dans Les Désarçonnés, l’auteur évoque les gens qui se relèvent et ceux qui tombent, ceux qui, comme lui, sont atteints de ce que les modernes appellent la dépression nerveuse et que les psychanalystes appellent la détresse originaire.
 
 
« Oh… »
de Philippe Djian, Gallimard
Après Vengeances, Incidences et Impardonnables, Philippe Djian revient chez Gallimard avec un titre aussi laconique qu’énigmatique : « Oh… ». Ce roman raconte trente jours de la vie de Michèle, une productrice de cinéma à succès qui vient d’être violée et qui ne cesse de recevoir des messages menaçants de son agresseur cagoulé. Entre un ex-mari qui refait sa vie avec une jeunette, une mère de 75 ans qui cherche à se remarier et un fils qui travaille au McDo pour subvenir aux besoins de sa compagne, la vie de Michèle bascule. En librairie à partir du 30 août. 
 
 
Joseph Anton. Mémoires
de Salman Rushdie, Plon
C’est le 20 septembre, en sortie mondiale simultanée, que le livre Joseph Anton. Mémoires de Salman Rushdie paraîtra chez Plon. Ce livre se présente comme une autobiographie de l’auteur, Joseph Anton étant son pseudonyme pendant les années qu’il a passées dans la clandestinité, après avoir été condamné à mort par l’ayatollah Khomeiny en 1989 pour avoir écrit  Les Versets sataniques, un roman jugé « contre l’islam, le Prophète et le Coran ». 
 
 
Rue des voleurs
de Mathias Énard, Actes Sud
C’est au tour de Mathias Énard de nous plonger dans le Printemps arabe avec l’histoire d’un jeune Marocain de Tanger, un musulman trop avide de liberté dans une société peu libertaire. Dans un roman qui entremêle le destin de plusieurs personnages aux prises avec les angoisses et les espoirs de leur époque, revisitant la thématique migratoire, Énard retrouve son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Le titre, Rue des voleurs, fait quant à lui référence à une vraie rue de Barcelone, ville où réside l’auteur et qui prend une place importante dans le récit. À paraître le 22 août. 
 
 
Le Royaume de cette terre
de Hoda Barakat, Actes Sud
C’est le 5 septembre que paraîtra chez Actes Sud la traduction française du roman arabe de Hoda Barakat, Le Royaume de cette terre, dont l’histoire débute à la veille du XXe siècle dans un village maronite replié sur lui-même du Liban-Nord, Bécharré, que l’auteure évite pourtant de nommer, et se termine le 13 avril 1975 dans la capitale. À travers l’histoire d’une famille dépossédée subitement de ses biens, Hoda Barakat restitue la magnifique aventure humaine de ces maronites de la haute montagne et celle d’une civilisation en voie de disparition sous l’effet de l’émigration et du tourisme (voir l’article de Jabbour Douaihy dans L’OL de janvier 2012).
 
 
Rien ne se passe comme prévu
de Laurent Binet, Grasset
Après avoir été distingué par le prix Goncourt du premier roman en 2010 pour HHhH, Laurent Binet revient cette fois avec Rien ne se passe comme prévu, journal de la campagne électorale de François Hollande, à paraître aux éditions Grasset le 22 août. L’auteur, qui s’est attaché aux pas du candidat socialiste, relate dans un récit à la première personne et non sans subjectivité, la course d’un homme et de son équipe à l’Élysée, faisant le portrait du candidat comme celui de ses seconds. 
 
 
 
2020-04 / NUMÉRO 166