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2017-04 / NUMÉRO 130   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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3 questions à Tahar Ben Jelloun


Par Jean-Claude Perrier
2017 - 03

À l’occasion du Salon du livre de Paris où le Maroc est l’invité d’honneur, Tahar Ben Jelloun, dont les œuvres romanesques viennent d’être réunies en un volume dans la collection « Quarto » chez Gallimard, a répondu à nos questions :

Que pensez-vous de l’invitation du Maroc au Salon du Livre ?
 
Le Salon du Livre de Paris est une vitrine importante. Je ne savais pas qu’avant le Maroc aucun pays arabe n’a été invité. J’estime que l’Égypte et le Liban, qui ont une littérature importante, méritent largement d’être invités et célébrés aussi. Le choix des auteurs a été fait par les commissaires marocain et français, je ne connais pas leurs critères…

Y a-t-il rivalité ou complémentarité entre auteurs marocains arabophones et francophones ?
 
Il n’y a pas de rivalité entre les écrivains des deux langues. 80% des lecteurs au Maroc lisent la littérature écrite en arabe ; la francophone y est nettement moins importante. Les deux littératures parlent de la société marocaine : tout écrivain est témoin de son époque et de sa société, quelle que soit la langue dans laquelle il s’exprime !

Vous serez présent au Salon pour signer, entre autres, le tout récent volume de la collection « Quarto » réunissant onze de vos romans. Que vous inspire cette parution ?
 
Un sentiment de fierté, car c’est une reconnaissance éditoriale importante. Je n’ai pas relu mes romans, donc pas de corrections. Si je les avais relus, je crois que j’aurais été insatisfait et déprimé. Il ne faut pas regarder en arrière. Le choix a été fait en fonction d’une ligne de cohérence à travers les trois thèmes majeurs dont je traite dans mes romans : la condition de la femme, les immigrés et le Maroc.








 
 
D.R.
 
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