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Cathie Barreau : retour à Beyrouth
Ateliers d'écriture
2010-10-28

Née en Vendée en 1957, Cathie Barreau a dirigé pendant 14 ans la Maison Gueffier à La Roche-sur-Yon, un lieu dédié à la littérature contemporaine qui a accueilli des ateliers d’écriture et de lecture, des écrivains, des chercheurs mais aussi des danseurs et des plasticiens, travaillant autour de créations originales. Elle a mis en place des formations à l’écriture notamment à l’université de Rennes, et elle anime régulièrement des ateliers d’écriture. Elle a publié aux éditions Laurence Tepper Trois jardins (2006), Journal secret de Natalia Gontcharova (2006), Visites aux vivants (2007) qui a reçu le prix Marguerite Audoux et Les premières choses mais les oiseaux (2009) ; et sur Publie.net Résonnent les voix des hommes (2008). Écoute s’il neige est son livre le plus récent, toujours chez Laurence Tepper. Elle y raconte l’histoire d’un homme qui a tout perdu, femme, maison, amis, et qui s’installe dans une nouvelle maison dans l’ouest de la France pour tenter de se reconstruire et de recommencer une nouvelle vie. Entre lui et Blanche, sa voisine aveugle, se tisse peu à peu une relation amoureuse, mais surtout une relation où la musique, les odeurs et les sensations tactiles occupent le devant de la scène. Ces multiples, et parfois infimes découvertes lui redonnent vie. Et c’est Blanche, l’aveugle, qui lui apprend à voir, à ressentir autrement, à porter un regard nouveau sur la peinture. Ils vont tenter ensemble d’aller jusqu’au bout de leurs désirs.

Déjà présente au Salon du livre l’an dernier, C. Barreau revient à Beyrouth à l’invitation de l’Association libanaise pour le développement des ateliers d’écriture, Kitabat, afin d’animer une formation. Et elle souhaite prolonger son aventure libanaise par une résidence d’écriture.

« Une résidence d’écrivain prend des formes différentes, dit-elle. Pour moi, c’est d’abord un dépaysement, un changement, des rencontres avec des personnes et avec un lieu. Au cours d’une résidence, l’écrivain est bousculé dans ses façons d’écrire et de vivre. Et de la même façon, il peut provoquer des changements autour de lui, déplacer les représentations. Ce qui se passe quand un écrivain est là est difficile à dire, mais ça bouge dans les esprits… »

Son premier séjour à Beyrouth a suscité un désir d’écriture, et un texte s’est mis en route qu’elle voudrait reprendre et développer. «  Je vais vers des lieux qui me sont inconnus mais qui correspondent à quelque chose en moi. » Comme pour ses autres textes, elle avance sans savoir précisément ce qui adviendra, mais c’est en faisant le chemin, dit-elle, qu’elle saura.

« C’est une recherche de souffle qui se nourrit des sensations et des pulsations de la vie, de ceux que je regarde vivre. Je ne sais pas ce que j’ai à dire, mais je sens que mon texte dit quelque chose du monde au fur et à mesure que j’avance. J’écris lentement pour que chaque phrase soit en accord avec l’atmosphère qui est propre au livre que je construis. »

Ce deuxième séjour sera donc peut-être, espérons-le, l’occasion de concrétiser ce projet de résidence. Et de susciter d’autres projets de ce type, pour créer à terme une « Villa Médicis » libanaise.

 

*Cathie Barreau participera à une conférence autour des « Ateliers d’écriture et création littéraire » avec Georgia Makhlouf, Rachid Daïf, Imane Humaydane Younes animée par Antoine Boulad le 3 nov. à 19h à l’Agora. Elle signera son ouvrage à 20h au stand de l’ALBA.

 
 
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