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2017-10 / NUMÉRO 136   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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Poème d’ici



Par Henri Zoghaib
2017 - 04

Poète libanais ayant à son actif de nombreux recueils poétiques et des essais consacrés à Saïd Akl (traduction française parue aux éditions L’Orient des livres), Gibran (dont la traduction en anglais vient de paraître), Élias Abou Chabké et aux frères Rahbani, chroniqueur littéraire, directeur du Centre du patrimoine libanais à la LAU, Henri Zoghaib a récemment publié Danaë, pluie d’amour aux éditions Saer al-Machrek/Dergham, un ouvrage remarquable qui a figuré en tête des meilleures ventes au dernier Salon du livre arabe et international de Beyrouth. Nous publions ici la traduction en français de deux textes tirés de ce recueil.

Danaë, l’âge et moi

Je m’avance dans l’âge et ne me sens pas seul, car nous sommes un.

Tu es l’aube de mes jours et l’aube des années à venir : je n’ai plus peur de l’âge.

Tant que tu es mon amour, de quoi aurais-je peur ?

Tant que tu es ma vie, comment respirer ma vie autrement que par toi ?

Et tant que tu es la sève de mes poèmes, ma poésie sera toujours tendre pour être à la hauteur de son inspiration qui émane de toi.

J'avance dans l’âge. Y a-t-il place au poème printanier d’amour à l’automne des jours ? Les années sont-elles encore à un âge qui autorise encore un temps pour aimer ?

L’amour m’a donné ta bénédiction à l’automne. Toute année à venir est bénie et donne à mon âge la pureté de l’enfance vierge.

Bénis cette pureté qui se purifie davantage au contact de ta main sur mon front,

Fais de moi un enfant qui n’est pas né de toi mais de ta foi en lui.

Tu as renouvelé mon âge quand tu m’as baigné, les yeux clos, d’une lumière qui me guide jusqu’à la fin de mes jours, fort de ton consentement, béni par ta caresse sur mon front.

Je tends vers l’aube de chaque année à venir avec toi pour amour,

Avec moi pour écho,

Et avec nous unis.

Traduit de l’arabe par A. Najjar

 

* * *

 

Danaë… la Splendeur

 

Scintille, Etoile de mes jours, et emmène-moi loin des pâles dorures,

Le pouvoir de ta passion me couve de tendre compassion

Et je me rends, devant toi, en une humble soumission.

Si ma voix se feutre en ta présence, ta splendeur ravive l’éclat de mes mots,

Au-delà des fictions et des illusions, la grandeur de ton Amour est mon lot.

Mes années perdues entre les vœux, les aveux et les maux,

Se recueillent gaiement sous la parure de ton halo ;

Et ma poésie revit

Sous la magie

De l’ardente musique

De notre enivrement unique !

 

Traduit de l’arabe par l'auteur 

 
 
D.R.
 
2017-10 / NUMÉRO 136